MOUVEMENT DES CŒURS UNIS : un parti-État qui ne dit pas son nom

La création de ce parti présidentiel n’a pas laissé indifférents les démocrates Centrafricains indignés par la multiplication des relents du parti unique qui ont accompagné le processus de sa formation. Pour illustrer mon propos je retiendrai quelques exemples  parmi tant d’autres :

  1. La convocation des responsables des institutions publiques à son Assemblée générale constitutive (membres du gouvernement, Cour constitutionnelle, Agence Nationale électorale etc…)
  2. La réquisition des maires d’arrondissement, des chefs de quartier à l’occasion de la mise en place de ses structures de base.
  3. La couverture systématique des activités par les médias publics.
  4. Le silence complice du Haut conseil de la communication
  5. Enfin l’ingérence scandaleuse du Mouvement des cœurs Unis dans le fonctionnement des institutions.  Les centrafricains se souviennent des deux (2) cas qui sont encore dans toutes les mémoires :
  6. Le coup d’Etat institutionnel contre l’ancien Président de l’Assemblée Nationale Mr KARIM MECKASSOUA avec le rôle déterminant joué par les députés du Groupe Cœurs Unis.
  7. La manifestation des militants de ce Mouvement devant le  Ministère des Affaires Etrangères pour exiger la démission du Ministre DOUBANE.

Monsieur  TOUADERA se troupe d’époque car l’ère du parti unique est révolue. Aux nostalgiques de BOKASSA, Mobutu, Eyadema qui rêvent du retour du parti unique, nous disons que le multipartisme consacré dans  notre pays par la Constitution est conquis de hautes luttes au prix des sacrifices inestimables

 Les  Centrafricains attachés à la démocratie n’ont pas oublié les jeunes martyrs du  régime Bokassa en 1979 de la même manière ils n’ont pas oublié les sacrifices du Docteur Conjugo  et de tous les combattants de la démocratie qui à défaut de la conférence nationale souveraine, ont arraché le multipartisme au régime de Kolingba en 1991.

Ce rappel historique vaut avertissement pour tous ceux qui seraient tentés de remettre en cause de façon ouverte ou sournoise le multipartisme cher à tous les Centrafricains épris de démocratie et de paix.

C’est la ligne rouge à ne pas franchir.

J’en appelle à la vigilance des Centrafricains qui doivent réagir dés maintenant car demain ce sera trop tard.

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