LA CONFERENCE DE BRUXELLES

Le  Gouvernement  Ngrébada à  peine formé, le Président Touadéra accompagné de quelques ministres a débarqué à Bruxelles pour prendre part à une conférence destinée à drainer des investisseurs privés en RCA.

L’organisation de cette réunion est confiée par le Président à notre Consul Général un certain Mozaire qui s’est assuré les services de quelques «  experts » Africains..

Pour des raisons que nous ignorons notre Ambassadeur auprès du Royaume de Belgique a été contourné au profit d’un expatrié qui semble bénéficier de la totale confiance des Autorités de Bangui.

Cette conférence version Touadéra rappelle cellee organisée il y’a un quart de siècle plus précisément en 1994 par le Président Patassé à Paris dans le cadre du luxueux Hôtel Bristol. L’objectif était le même : convaincre les investisseurs privés de venir en Centrafrique. Des millions de francs ont été dépensés mais les Centrafricains attendent toujours l’arrivée de ces fameux investisseurs.

Les Centrafricains se souviennent certainement de la Table ronde de Bruxelles ténue dans cette même ville il y’a  deux (2) ans et qui a réuni les principaux bailleurs de Fonds de la RCA. La propagande officielle a tellement vanté le  succès de cette réunion que la  population banguissoise a pris d’assaut l’aéroport Bangui- Mpoko le jour du retour du Président. Un an après la Table- ronde de Bruxelles, le Président déçu par les contreperformances a dressé lui-même le bilan : seul 10% des engagements ont été honorés. Deux ans après, le bilan n’a pas évolué de façon significative.

Au moment où le peuple centrafricain attend  de connaitre  une  évaluation exacte de la Table Ronde de Bruxelles, on lui parle à nouveau d’une conférence de Bruxelles dont le sort ne sera  pas diffèrent des précédentes c’est-à-dire un échec.

Avant d’aller chercher les investisseurs étrangers, il faut créer les conditions pour rendre le pays attractif  (sécurité sur toute l’étendue du territoire, bonne Gouvernance etc…)

Comment attirer les investisseurs dans un pays occupé à 80% par les Groupes armés et miné par la corruption ?

Mettons de l’ordre dans le pays, les investisseurs viendront tous seuls. Le Président n’aura pas besoin d’aller les chercher à Paris, Bruxelles ou Washington.

    Daniel Nditifeï BOYSEMBE

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